Ombres solitaires

 

Ombres solitaires…Dans la nuit…

Des rêves en plastique dans une ville de carton

Des sourires dessinés sur des cœurs à l’abandon

Chaque nuit on rejoue cette même comédie

Rien ne change jamais, tout est déjà écrit

On court après l’amour comme des ombres sans lumière

Des fantômes enlacés qui dansent en enfer

Les mêmes erreurs rejouées sur une scène usée

On cherche la vérité dans des mensonges dorés

 

Des amants qui dansent puis s’effacent

Des promesses brisées qui trépassent

Des ombres solitaires sur le sol glacé

Toujours en quête d’un nouveau rôle à jouer

 

Ombres solitaires dans la nuit profonde

Cherchant l’amour dans ce théâtre immonde

Ombres solitaires, prisonnières du temps

Toujours la même chute, encore et pourtant

Ombres solitaires, on se perd dans le noir

L’amour est un miroir qui refuse de nous voir

Ombres solitaires, condamnées à errer

Dans cette ville froide où tout est falsifié

 

Ooh-ooh… ombres solitaires…

Ooh-ooh… perdues dans l’enfer…

 

Des baisers sans âme, des mots empoisonnés

Un amour brisé, mal dessiné, mal aimé

Chaque histoire se termine exactement pareil

Un miroir sans reflet, une nuit sans soleil

On s’accroche à des illusions qu’on sait mortes

On frappe à l’amour mais il ferme toutes ses portes

Les mêmes visages sur des corps différents

On rejoue la pièce mais le rideau descend

 

Des amants qui dansent puis s’effacent

Des promesses brisées qui trépassent

Des ombres solitaires sur le sol glacé

Toujours en quête d’un nouveau rôle à jouer

 

Ombres solitaires dans la nuit profonde

Cherchant l’amour dans ce théâtre immonde

Ombres solitaires, prisonnières du temps

Toujours la même chute, encore et pourtant

Ombres solitaires, on se perd dans le noir

L’amour est un miroir qui refuse de nous voir

Ombres solitaires, condamnées à errer

Dans cette ville froide où tout est falsifié

 

Ironie cruelle d’un amour qu’on poursuit sans fin

Des masques qui sourient cachant le chagrin

La vérité se planque, les cœurs se taisent, meurent

L’amour est partout mais personne n’a son cœur

 

On est tous des ombres…

 

Des ombres!

Des ombres!

Des ombres solitaires!

 

Ombres solitaires dans la nuit profonde

Cherchant l’amour dans ce théâtre immonde

Ombres solitaires, prisonnières du temps

Toujours la même chute, encore et pourtant

Ombres solitaires, on se perd dans le noir

L’amour est un miroir qui refuse de nous voir

Ombres solitaires, condamnées à errer

Dans cette ville froide où tout est falsifié

 

Ombres solitaires… toujours solitaires…

Dans cette nuit… qui ne finit jamais…

 

…des ombres…

 

Ombres solitaires - intention

 

Version en anglais

Ombre solitaire is born from a clear observation of modern emotional life. The song does not tell a specific story, but highlights a recurring pattern: interchangeable relationships, recycled promises, and roles repeated without ever truly breaking free from them.

The lyrics outline a symbolic city, an artificial setting where smiles become masks and love turns into performance rather than genuine connection. Everyone wants to be loved, yet few truly know how to love.

The solitary shadows are those who cross paths without ever meeting. Bodies draw close, presences remain fleeting, but souls stay absent. Stories begin with hope and end in the same familiar place, shaped by a quiet sense of emptiness.

At its core, this song represents a calm disillusionment. There is no anger, no complaint, only the realization that without sincerity and inner truth, love becomes an empty mirror.

If one idea remains after listening, let it be this: it is possible to be surrounded, desired, touched, and yet deeply alone, as long as one remains trapped in the game.

 

Version en français

Ombre solitaire naît d’une observation lucide du monde affectif moderne. La chanson ne raconte pas une histoire précise, mais met en lumière un schéma qui se répète : des relations interchangeables, des promesses recyclées, des rôles que l’on rejoue sans jamais réellement en sortir.

Les paroles dessinent une ville symbolique, un décor artificiel où les sourires deviennent des masques et où l’amour se transforme en mise en scène plutôt qu’en lien sincère. Chacun cherche à être aimé, mais peu savent réellement comment aimer.

Les ombres solitaires sont ces êtres qui se croisent sans se rencontrer. Des corps proches, des présences fugaces, mais des âmes absentes. Des histoires qui commencent avec espoir et s’achèvent toujours au même point, dans une forme de vide familier.

Au fond, cette chanson incarne une désillusion calme. Il n’y a ni colère ni plainte, seulement le constat que sans sincérité, sans vérité intérieure, l’amour devient un miroir vide.

S’il ne devait rester qu’une idée à l’écoute, ce serait celle-ci : on peut être entouré, désiré, touché, et pourtant profondément seul, tant que l’on reste prisonnier du jeu.